DUFY en Méditerranée

Dufy en Méditerranée met en lumière les liens qui, durant toute sa vie, ont uni l’œuvre de l’artiste à l’univers méditerranéen. Un sujet qui, malgré les nombreuses expositions dédiées à cet artiste dans de multiples pays, n’a jamais été traité jusqu’à aujourd’hui.

 

« Le peintre a besoin d’avoir sans cesse sous les yeux une certaine qualité de lumière, un scintillement, une palpitation aérienne qui baigne ce qu’il voit », déclarait Raoul Dufy (Pierre Courthion, éd. P. Cailler, 1951).

Si dans un premier temps ce fut dans les paysages marins de sa Normandie natale que Dufy trouva cette qualité de la lumière, il la découvrit également très tôt dans le Midi de la France où il séjourna pour la première fois à l’âge de 26 ans. Il noua dès lors avec les paysages méditerranéens une relation fidèle et passionnée qui devait, tout au long de sa vie, le ramener vers la Provence, la Côte d’Azur, le Roussillon dans lequel il s’installa au début de la Deuxième guerre, ou le conduire, à l’occasion de plusieurs voyages, vers d’autres rivages de la Méditerranée : l’Italie, la Sicile, le Maroc ou l’Algérie.

C’est cette rencontre incessante avec la lumière du sud et le rôle qu’elle a tenu dans l’œuvre du peintre, qu’analyse l’exposition.

Amphitrite dans le Port de Marseille, 1925
Aquarelle sur papier, 67 x 50 cm
Collection particulière, France
Courtesy Galerie de la Présidence, Paris

Le Marché aux poissons à Marseille, c. 1904
Huile sur toile, 54 x 65 cm
Museo Thyssen Bornemisza, Madrid

La Méditerranée est en effet omniprésente chez Dufy. Dès ses premiers séjours aux Martigues et à Marseille, en 1903 et 1904, il nourrit de pittoresque provençal des œuvres de jeunesse encore imprégnées d’un impressionnisme devant beaucoup à Monet ou à Boudin. En 1905 et en 1907, son engagement sur les voies de l’avant-garde le ramène vers Marseille, vers cette lumière singulière qui le fascine et qui entre avec fougue dans ses compositions.

Au cours de l’année 1908 passée à La Ciotat et à L’Estaque, où durant l’été il se livre avec Braque à des recherches de construction, d’organisation des masses, de simplification de la palette, son tempérament sans cesse en quête d’invention se manifeste dans le rythme répétitif des lignes ou de la touche.

Dès le lendemain de la Première guerre, alors que s’installe une abréviation du graphisme et une poétique du trait annonçant le style qui sera désormais le sien, la Méditerranée ne cesse d’être présente dans son œuvre.

Depuis un séjour à Vence en 1919 aux nombreux retours vers le Midi effectués par la suite, depuis un premier voyage en Italie en 1922, à ceux qui le conduisent vers le Maroc en 1926, l’Algérie en 1934 ou de nouveau l’Italie en 1938, depuis son installation à Perpignan en 1941 – où il demeure plus de dix ans et où naît la série des musiciens et des grands orchestres – à Forcalquier, où il passe les deux dernières années de sa vie.

Un éclairage attentif de cette intimité particulière qui lie l’œuvre de Dufy à la Méditerranée sera apporté par la réunion d’œuvres provenant de nombreuses collections publiques (Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid ; Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris ; Milwaukee Art Museum, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; Musée des Beaux-Arts de Valence ; Musée d’Art Moderne de Céret ; Musée des Beaux-Arts de Nice…) et de collections privées internationales (Angleterre, Suisse, Japon) et françaises.

L’exposition est accompagnée d’un catalogue réunissant des essais analytiques et synthétiques, une notice de chacune des œuvres présentées et une chronologie serrée. (prix de vente : 36 €)

Commissaire de l’exposition : Maïthé Vallès-Bled, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée.

L’Orchestre rouge, 1946-1949
Huile sur toile, 99,4 x 79,7 cm
Milwaukee Art Museum, Milwaukee
Don de Mme Harry Lynde Bradley

Expositions Précédentes :

DUFY en Méditerranée

Les Journées Paul Valéry
10e édition
Sète

25-26-27 septembre 2020

Valéry
Poésie perdue, poésie retrouvée
Sous le haut-patronage de l’Académie française avec le partenariat des éditions FATA MORGANA
Consacrée à la poésie de Paul Valéry, cette 10e édition des Journées propose une redécouverte du poète dont l’œuvre passe souvent derrière la haute stature du penseur.

Les deux chefs-d’œuvre incontestables que sont La Jeune Parque, publiée en 1917, et Le Cimetière marin, dont nous célébrons le centenaire, sont loués avant tout pour leur perfection formelle. Associant le penseur et le « classique », la figure de Valéry correspond encore à la caricature du « poète de l’intellect », froid raisonneur qui s’efforce d’exercer son esprit à connaître « ce que peut un homme », dans le domaine de l’art comme dans les autres. Or l’écriture poétique chez Valéry, comme d’ailleurs sa réception, est toute traversée d’intermittences, fluctuations où la poésie se perd pour réapparaître comme une résurgence.

Retour au musée avec TOPOLINO

Depuis le 30 mai 2020, date de la réouverture du Musée après le premier confinement, l’artiste sétois Topolino a accompagné le retour des visiteurs à travers de nombreux dessins et aquarelles saisis sur  le vif dans les salles, ainsi que lors des différentes manifestations proposées au public.

Durant la deuxième fermeture des musées intervenue le 30 octobre, Topolino a continué de  représenter les actions proposées au public lors de rendez-vous vidéo quotidiens diffusés sur la  chaîne YouTube du Musée, telles que Regard sur une œuvre,  ou Regards en écho, qui a accueilli  plusieurs artistes invités à livrer leur propre regard sur une œuvre choisie par eux dans les collections, ou bien encore pour une Nuit des Musées autrement ... qui a réuni sur YouTube poètes, comédiens et  musiciens autour des collections.

L’œuvre collective réalisée par les visiteurs lors de la réouverture du Musée après le premier  confinement est présentée dans l’exposition. Sur une esquisse murale grand format de Topolino,  nombreux ont été ceux qui, de mai à septembre, ont exprimé avec des mots ou un dessin leur  ressenti pendant le confinement et lors de leur retour au Musée.

Topolino travaille sur le vif principalement à l’encre et à l’aquarelle, sans dessin préparatoire ni  repentir. Depuis le mois de mai, rien n’a échappé à son regard dans lequel se reflète toute l’activité du Musée au quotidien. Près de 80 aquarelles réalisées durant cette période ont été ici réunies..